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Aménagement et protection
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Une fois l’aléa connu, il est possible de déterminer des solutions de protection pertinentes
en rapport avec le contexte socio-économique de l’enjeu à protéger et la réglementation en vigueur.
À l’heure actuelle, il y a une grande richesse de solutions techniques pour se défendre
contre les crues torrentielles et les avalanches :
- protection dite permanente : ouvrages de génie civil,
reforestation, etc.
- protection dite temporaire : déclenchement préventif des avalanches,
mesures réglementaires, évacuation, etc.
Pour chaque cas, Toraval examine toute une palette de solutions techniques allant
des systèmes de mesures et de prévision aux ouvrages de génie civil. Toraval
propose des analyses comparatives des stratégies de défense pour conseiller au mieux
le maître d’ouvrage. L’association étudie les avantages et les inconvénients
(coût, entretien, commodité, emprise, risque résiduel) de chaque solution
pour adapter au mieux la protection aux souhaits des maîtres d’ouvrage.
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Protection permanente par mise en place de seuils pour éviter l'affouillement du lit
(Schlans, Grisons).
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Protection permanente par ouvrages de soutien du manteau neigeux (râteliers
et filets) pour limiter le déclenchement spontané d'avalanches (Mâcot-la-Plagne, Savoie).
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Digue de contention pour éviter le débordement latéral (Schlans, Grisons).
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Protection temporaire par Gazex (domaine d'Orelle/PLan-Bouchet, Savoie).
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Problématique des gros ouvrages paravalanches : pourquoi faire appel à des spécialistes ?
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Depuis une trentaine d’années, un très grand nombre de dispositifs paravalanches ont été mis en place dans les Alpes françaises.
L’esprit ayant prévalu tant dans la conception que dans la maîtrise d’ouvrage a fortement évolué dans l’intervalle.
Il y a plusieurs raisons à cela :
- La prise de conscience à l’échelle nationale, c’est-à-dire au niveau des pouvoirs publics,
du risque représenté par les avalanches est récente : elle est consécutive à la catastrophe
de Val-d’Isère (février 1970). Outre la création de divers organismes publics
(CEN, ANENA, division Nivologie du CTGREF), la commission interministérielle Saunier a également
donné la première véritable impulsion à la recherche sur les avalanches, ses mécanismes, les outils de
prévision, et les technologies de protection. Avant 1970, on peut avancer que la protection paravalanche
relevait d’une décision locale, s’appuyait sur un nombre réduit de techniques (protection rapprochée
de type étrave, reboisement), et s’apparentait en quelque sorte à de l’automédication : on se soignait soi-même contre les avalanches.
Bien après 1970, on peut parler d’une ingénierie paravalanche. Elle a ses acteurs : le maître d’ouvrage, le constructeur,
le fonctionnaire devant vérifier la conformité de la protection, puis rapidement : l’expert nivologue et… le juge.
La panoplie de techniques s’est également largement développée : outils de déclenchements préventifs (Catex, Gazex, etc.),
ouvrages de soutien, terrassement, etc.
Ouvrages détruits faute d'entretien (Saint-Hilaire-du-Touvet, Isère).
- La vision du risque représenté par les avalanches a très fortement changé. Vue avec fatalisme
il y a quelques années, l’avalanche commence maintenant à être perçue comme un risque hydrologique
ordinaire au même titre que les crues. C’est donc un risque que l’on peut décrire au moyen d’outils statistiques et
de modélisations physiques. Entre autres, une notion majeure issue de l’hydraulique est en train d’émerger :
c’est que sur un site donné, les caractéristiques d’une avalanche ne peuvent pas varier n’importe comment dans le temps et dans l’espace,
mais qu’au contraire, il existe des relations statistiques qui relient intensité et fréquence d’un phénomène. Grosso modo,
plus une avalanche est grosse, plus elle est rare. Ce changement de vision a de profondes
modifications dans la conception d’un ouvrage de protection. Quelques années en arrière,
le chargé d’études ne pouvait que s’appuyer que sur son expérience et sa compréhension
naturaliste des avalanches et du site pour proposer une protection. Très souvent les
ouvrages étaient dimensionnés par défaut : telle digue était érigée avec telle hauteur
car cela correspondait au volume de terre que l’on pouvait déblayer sur place. Aujourd’hui,
le chargé d’étude peut se fonder sur plusieurs outils de calcul pour concevoir un dispositif paravalanche.
Et, quoiqu’encore non formalisé réglementairement, le principe de dimensionnement obéit de plus en plus à
des critères identiques à ceux édictés pour le risque de crue et d’inondation.
Ainsi, très souvent, l’avalanche dite centennale est en train de devenir le phénomène de référence contre lequel devrait protéger toute protection paravalanche.
Ces changements opérés au cours des trois dernières décennies ont d’importantes répercussions non seulement
sur la réalisation des nombreux ouvrages mais également sur les ouvrages construits depuis 1970.
Ainsi, pour des causes diverses (endommagement du dispositif, protection s’étant avérée insuffisante, etc.),
certains ouvrages de protection commencent à être perçus comme ne satisfaisant pas pleinement leur fonction
de protection. Parmi les plus emblématiques, on peut citer l’exemple des dispositifs de Taconnaz (Haute-Savoie)
et de Saint-Hilaire-du-Touvet (Isère), pour lesquels des travaux de renforcement sont prévus.
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